L'arrivée du catholicisme

La religion catholique reprend  à son compte certains rites des romains pour ses premiers mariages.


Concrètement la cérémonie de mariage tient en une simple bénédiction. Sans écrit attestant l’union, certains ont rapidement vu l’opportunité de les remettre en cause. Les seules preuves que le mariage avait été conclu pouvaient être apportées par des témoins des faits, ou par le fait d'avoir vécu maritalement au su et au vu de tous.

Au XIème siècle, les mariages sont célébrés quarante jours après les fiançailles, ils se déroulent aux aurores, vers 5 ou 6 heures du matin, les fiancés étant à jeun. Ils se font en public, comprennent l’échange des consentements, la remise de l’anneau, la bénédiction nuptiale donnée par un prêtre, puis la messe.

Le cortège se rend à l’église au son des flûtes et des tambours où le prêtre de la paroisse les accueille. Certes le mariage commence à devenir festif, encore fallait-il aimer se lever à l’aube…

En 1215, le grand concile œcuménique de Latran IV hisse le mariage au rang de sacrement religieux. Il devient indissoluble et impose le consentement des époux. Cela insuffle l’idée que les époux auraient leur mot à dire sur le choix de leur conjoint ?! Diantre ! Quelle idée saugrenue ! Chez les aristocrates, c’est insensé et impensable ! Comment conserver les gains contractés par les mariages si on laisse les jeunes gens se choisir selon leurs sentiments ? Absurde et dangereux ! Après un forcing monstre, la royauté réintroduit le consentement parental, du moins pour la noblesse. Le peuple, lui, peut bien faire ce que bon lui semble, il n’a ni titre ni terre à transmettre. Si le mariage d’inclination pointait tout juste son nez, cette mesure l’a renvoyé dans les cordes pour encore quelques siècles….

L'Église catholique a alors, à cette époque, le monopole de la réglementation du mariage.

Dans le même temps, les Protestants légalisent le divorce.

En 1545, se tient le Concile de Trente qui impose la présence de témoins et que l’union soit célébrée par un prêtre pour être officielle. Les mariés doivent également signer un registre. Terminé les annulations à tout va de mariages, dorénavant les écrits attesteront des unions. C’est Dieu qui fait le mariage, le rendant divin et indissoluble. On l’entend dans le prêche des curés « Ce que Dieu a uni, l’homme ne peut le séparer ». Les époux concluent la cérémonie par un « baiser de la paix » sous les yeux de Jésus, qui résonne comme une promesse d’amour éternel.

La cohabitation sans être mariés est interdite. Dès lors, le concubinage et les enfants illégitimes deviennent plus rares.

La notion de consentement libre et d’amour réapparait au XVIIIème siècle, non sans rencontrer une fois de plus une forte opposition. Pour la haute société, le mariage reste un moyen de tractation des fortunes et des titres, on laisse l’amour et ses badineries au peuple, qui se contente de vivre d’amour et d’eau fraiche.

 

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Date de dernière mise à jour : Ven 07 fév 2020